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J’ai couché avec un pote, est-ce la fin de notre amitié ?

Pendant toutes mes années lycée, j’ai fait partie d’un groupe de potes comptant une douzaine de personnes. Six filles pour six garçons. Toujours ensemble, en toutes circonstances : si l’un·e était invité·e à une soirée, il fallait compter les onze autres.

Je me rends compte, avec le recul, que dans cette période un peu floue d’expérimentations et de passage à l’âge adulte, on a tou·tes plus ou moins flirté les un·es avec les autres…

Souvent sur le ton de la rigolade, et parfois avec un peu plus de sérieux.

Ok, j’avoue, c’était un peu Les Feux de l’Amour. Et… j’ai fini par coucher avec un pote.

Jonathan et moi étions voisins, et très bons amis depuis 4 ans. J’avais l’habitude de dormir chez lui après certaines soirées trop arrosées, sans qu’il ne se passe jamais rien de suspect.

Après une fête plutôt réussie, et sans trop savoir pourquoi, j’ai ressenti l’envie de dormir avec lui. Alors j’ai menti, prétextant que je n’avais pas les clés de chez moi, et nous avons passé la nuit ensemble.

Et cette fois, ça a dérapé. Ont suivi plusieurs semaines pendant lesquelles nous couchions ensemble. Sans parler de couple, mais avec une complicité amicale telle que très vite… les lignes se sont brouillées.

Je ne savais plus si je l’aimais comme un ami, ou comme un amoureux. Je crois que je ressentais le besoin de clarifier notre situation. Besoin de mettre des mots sur notre relation pour la ranger dans une case. Alors j’ai fini par sortir l’étiquette couple pour la coller sur notre front… parce que non, on ne couche pas avec un simple ami ! Enfin je crois ?

Et comme on pouvait s’y attendre, être en couple, ça a tout fait foirer.

On a commencé à se sentir obligés. Obligés de sortir, obligés de se dire des choses, obligés de ressembler à un couple modèle. Bref, obligés.  Notre relation extra-amicale a duré 2 ans, à la fin desquels on a dû se rendre à l’évidence : ça ne marchait pas, et ça sonnait faux. La rupture a été très dure à encaisser. Le plus dur étant de partir du principe qu’elle marquerait forcément la fin de notre amitié.

Est ce que des parties de jambes en l’air valaient vraiment le coup de briser une telle complicité ?

 

Retrouver une relation saine quand on couche avec un ami

Dans notre cas, on est donc passés par plusieurs mois de coupure. Il nous fallait du temps pour sortir de nos habitudes de sex friends et de couple.

Il m’a fallu du temps pour me dire que c’était terminé. Fini les dodos dans son lit, fini les soirées entières chez lui. On avait besoin l’un comme l’autre de retrouver notre place dans notre groupe d’ami·es.

Après plus d’un an sans trop se parler, on a fini par reprendre doucement contact. D’abord en se recroisant en soirée, puis en recommençant à discuter.

Il me manquait. Mais j’avais besoin de m’assurer qu’il n’y avait plus aucune ambiguïté.

Aujourd’hui, 5 ans après, Jonathan et moi sommes toujours amis. Nous nous voyons régulièrement, et nous avons une relation très saine.

J’ai même du mal à le compter parmi mes ex, puisque pour moi il a toujours été un ami avant d’être quoi que ce soit d’autre !

C’est quelqu’un avec qui je peux parler de tout, sans gêne, sans filtre, et à qui je fais entièrement confiance, et que je n’aurais aucun mal à présenter à mon copain.

Il n’y a pas l’ombre d’une gêne, et pas l’ombre d’un questionnement sur nos sentiments ni nos intentions !

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