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AMAZING DOBET

Elle est assise sur une chaise étroite, le corps de profil, les jambes croisées, dans une posture de réflexion qu’elle affectionne.C’est à l’age de 12 ans que Dobet Gnahoré fut bien décidée à devenir une artiste « Je ne retourne pas à l’école !, disait-elle alors avec aplomb à son père Boni Gnahoré dont elle est la fille aîné . Je reste au village, comme toi. » Il faut dire que le village en question, Ki-Yi M’Bock, est un peu particulier.

Situé à Abidjan, précisement à Cocody riviera 2, il s’agit d’une coopérative artistique abritant des danseurs, des acteurs, des sculpteurs, des musiciens dirigé par Werewere Liking… Dobet a ainsi accès à une multitude de disciplines pratiquées par des  artistes venant de toute l’Afrique. Son père, lui, est batteur, chanteur et acteur.

À partir de cette date, elle apprend la danse, le chant et le théâtre de manière intensive. En 1996, la venue d’un guitariste français, Colin Laroche de Féline, dans le village qui était à l’époque le guitariste de son père Boni Gnahoré va changer la vie de Dobet. Il devait rester trois jours et finalement s’installe pour trois ans. Les deux artistes ne se quitteront plus. Ils s’installent en France en 1999 et continuent leur collaboration artistique avec d’autres musiciens. En 2003, elle signe avec la maison de production Contre jour ( Belgique), avec laquelle elle sort quatre albums.
En 2004 sortent leur premier album, Ako Neko, et en 2006 Dobet Gnahoré est nominée aux BBC World Music Awardsdans la catégorie « Meilleur espoir ». L’année suivante, sort son deuxième disque, Na Afriki. 2007 est aussi l’année de l’Acoustic Africa Tour ; une tournée à travers l’Europe et les États-Unis avec deux grandes figures de la musique africaine, le Malien Habib Koité et le Sud-Africain Vusi Mahlasela.

Sur scène, Dobet Gnahoré est impressionnante. Mettant à profit ses apprentissages divers au cours de son enfance, elle occupe la scène avec énergie, talent et charisme. Et meilleur compliment que l’on puisse lui faire, elle est comparée à des bêtes de scènes, telles que Myriam Makeba et Angélique Kidjo.  L’atmosphère internationale dans laquelle elle a grandi lui permet, en outre, selon les morceaux, de chanter en wolof, en arabe, en lingala, en fon, en français et en malinké.

En 2010, à 28 ans, Dobet Gnahoré sort son troisième album, intitulé Djekpa La You (Enfants du monde) et devient la première artiste ivoirienne à remporter un Grammy Awards pour la composition originale de PALEA repris par la chanteuse India Arie. C’est alors que Clive Govinden et Boris Tchango rejoignent la troupe DOBET et assurent respectivement les fonctions de bassiste et de batteur. Commence alors une tournée en Europe et Amérique du nord.

Merci à Madame Sabine Girbeau, à Monsieur Philipe Loret et à toute son équipe.

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