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Action, ça tourne avec Stéphane Zabavy

« Le cinéma est fait pour tous ceux dont la curiosité est le plus grand défaut » citait Claude Lelouch

C’est dans cette même réflexion qu’est parti Stéphane Zabavy. Pendant ces dernière années, Stéphane a bouillonné de contrats cinématographiques pour lesquels il ne s’y attendait forcement pas ; ce qui l’a aussitôt propulsé dans ce domaine. Aujourd’hui, les rôles se sont enchainés et ont fait de lui l’un des meilleurs acteurs ivoiriens. N’étant pas au départ parti sur une base de faire du cinéma, il s’est très vite découvert un amour caché pour “le septième art” couramment appelé le cinéma et s’est prêté au jeu. Dans son rôle du riche homme d’affaires dans le célèbre film « L’INTERPRETE», il fait tomber sous son charme non seulement Kadhy Touré dans le rôle de Rellys mais aussi tous les internautes qui ont suivi ce long métrage qui a clairement donné une fraicheur au cinéma en Côte-d’Ivoire et à amener les ivoiriens à voir la cinématographie d’un œil différent de ce qu’on avait l’habitude de voir.

0- Présentez-vous à notre auditoire s’il vous plait

Je m’appelle Stéphane Zabavy, je suis ivoirien également acteur et musicien.

1- Comment s’est passée la transition entre l’école et le cinéma ?

Alors, la transition entre l’ecole et le cinéma… Je ne pourrai pas vraiment parler de transition entre l’école et le cinéma parce qu’à la base ma formation n’avait rien avoir avec le cinéma. Et c’est lors d’un casting que je me suis retrouvé dans le cinéma avec le film “Amissa” dans lequel j’ai incarné mon premier rôle en 2014.

2- Quel a été votre parcours professionnel ? Votre filmographie ?

J’ai d’abord étudié en administration des affaires. Quand je suis rentré au pays, j’ai travaillé en tant qu’aide comptable au PNR (Programme National du Riz). J’ai ensuite intégré la maison Africa Represent qui était un studio d’enregistrement où j’ai travaillé en tant que bénévole. C’est ainsi que je me suis fait mes armes dans le milieu du showbiz. Pour ce qui est de ma filmographie :

● 2014 :
AMISSA : Long métrage de Hyacinthe Hounsou nominé au festival du film panafricain de Cannes

● 2015 :
– FOKKER 100 : Docu-fiction de Hyacinthe Hounsou
– CHEZ COLETTE : Série comiques de Marie Amon
– SEXY ET REBELLES : Long métrage de Didier Ndenga
– HOPELAND : Court métrage de Ange Bia lauréat du CLAP IVOIRE INTERNATIONAL 2015

● 2016 :
– L’INTERPRETE : Long métrage de Kadhy Toure, prix du meilleur montage au FESPCO 2017
– APHASIE : Serie actions, drame de Hyacinthe Hounsou, prix special du jury du FESPCO 2017
– LES LARMES DE L’AMOUR : Serie romantique de Bleu Brigitte
– SKINNY GIRL IN TRANSIT : Wec serie nigerianne de Abimbola Craig
– BOUTIQUE HOTEL : Web serie ivoirienne de Alexandra Amon.

3- Comment gérez-vous l’image que vous renvoyez aux autres par rapport à ce que vous êtes réellement ?

Pour ce qui est de l’image que je renvoie aux autres par rapport à ce que je suis réellement bah, moi, je suis quelqu’un de très simple. Je ne me base pas spécialement sur la perception que les gens ont de moi. J’ai des valeurs qui m’ont été inculquées de par mon éducation et c’est avec ces valeurs que je fonctionne en étant simple et surtout travailleur ; car, je me dis que pour obtenir ses résultats et atteindre ses objectifs, il faut fournir des efforts. Donc, c’est ce à quoi je m’atèle en général. En sommes, l’image que les autres ont de moi est subjective.

4- Quel regard portez-vous sur le cinéma ivoirien ?

Un regard tres positif je dirai. En effet, le cinéma en Côte-d’Ivoire est en train de bouger et il reprend en même temps ses lettres de noblesse parce que dans le temps on avait une certaine position qu’on n’a perdue. Je sens vraiment de l’engouement de ce secteur et je pense que d’ici peu, avec toutes les productions et tous les efforts que les cinéastes ivoiriens font en ce moment ce secteur sera très porteur.

5- Sur une échelle de 1 à 10, où placez-vous l’évolution du cinéma ivoirien ?

Je dirai que le cinéma ivoirien est à 5. Parce que, j’estime qu’on a encore beaucoup de travail à faire. Toutefois, nous avons le potentiel d’aller au-delà et d’exceller. Je suis un peu sévère, je sais, mais c’est parce que je veux qu’on donne le meilleur de nous mêmes.

6- Quel rôle rêveriez-vous incarner ?

J’aimerai réellement incarner un jour un personnage historique qui a beaucoup compté dans l’histoire de l’Afrique ou du monde dépendamment de ce dont le réalisateur a besoin et aussi pouvoir incarner un rôle qui met vraiment la performance de l’acteur en avant plutôt que son physique.

7- Avez-vous déjà refusé un projet parce qu’il partait à l’encontre de ce que vous vouliez ?

Oui. Il m’ait déjà arrivé de refuser des projets pour des questions financières parce que j’estime que quand on a besoin de vous on devrait respecter votre travail, le métier que vous pratiquez. Et donc, vous devrez être rémunéré à votre juste valeur. Il y a eu des fois où on ne s’est pas forcement entendu sur les cachets. Ce qui a entrainé mon retrait de certains projets.

8- Avec quel réalisateur aimeriez-vous travailler ?

J’aimerai bien travailler avec les réalisateurs Kunle Afolayan du Nigeria, Mickael Bay des Etats-Unis, Luc Besson de la France. Il y en a tellement avec qui j’aimerais travailler. Pour la Côte-d’Ivoire, ceux avec qui je rêvais de travailler, je l’ai déjà fait.

9- Envisagez-vous écrire, réaliser ou produire à un moment donné ?

Effectivement, à un moment donné j’aimerai passer derrière la camera c’est-a-dire pouvoir produire, écrire des histoires ou des films qui auront mon emprunte ; pourquoi pas réaliser aussi ? Mais tout cela nécessite une certaine connaissance, un certain bagage. Pour cela je suis en train de mettre les choses en place afin d’avoir une formation dans ce sens. Parce que si je le fais, il va falloir que ce soit bien fait !

10- Quel regard portez-vous actuellement sur la jeunesse ivoirienne ? Avez-vous un conseil à leur donner ?

Je constate que la jeunesse ivoirienne en ce moment essaie de sortir des sentiers battus. C’est-à-dire qu’on essaie tous à notre niveau de pouvoir élever le niveau de ce que l’on fait et j’ai remarqué que la jeunesse ivoirienne commence à oser de plus en plus et à rattraper les normes internationales et sinon de les dépasser à chaque niveau professionnel ; que ce soit dans le secteur de l’art, du corporate business, tout le monde essaie de pousser le niveau un peu plus haut. Le seul conseil que je peux donner aux jeunes ivoiriens, est de ne pas abandonner leurs rêves. Il faut une bonne dose d’humilité et une bonne dose de foi en ce qu’ils font. Malgré le fait d’avoir un talent, il faut toujours chercher à se faire former pour avoir un peu plus de connaissance dans leurs domaines professionnels respectifs afin d’être les plus efficaces, perspicaces et efficients possible

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